L’immoralité de la croyance religieuse - Librairie Plume(s)
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17,00 €  
L’immoralité de la croyance religieuse

Auteurs William Clifford
William James
Editeur : Agone
collection : Banc D’essais
rayon : Politique et société    -laïcité
support : Livre
type : essai
thème : religion
ean : 9782748903157
parution : janvier 2018
dimensions : 140 pages ; 12 × 21 cm
imprimé en France par un imprimeur labellisé Imprim’vert
prix : 17,00 €
disponibilité : présent à Plume(s)
arrivé à Plume(s) : 6 février 2018
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L’éthique de la croyance de William Clifford, suivi de La volonté de croire de William James

On connaît le propos que Dostoïevski fait tenir à l’un des frères Karamazov : si Dieu n’existe pas, alors tout est permis. Une idée apparentée est que les croyances religieuses, qu’elles soient vraies ou fausses, permettent aux hommes et aux sociétés qui les entretiennent de s’élever d’une façon inaccessible à celles et ceux qui ne croient pas.

D’après le mathématicien et philosophe anglais William Clifford, rien de tout cela n’est vrai. Ainsi qu’il le défend à Londres en 1876 dans une conférence intitulée “L’éthique de la croyance”, le déclin de la religion est au contraire l’occasion de rendre l’humanité moralement meilleure. Plus encore : il n’est plus possible de croire sans immoralité.

Son texte deviendra vite un classique ; en 1897, William James entreprend de le réfuter. Dans “La volonté de croire”, il veut légitimer les croyances les plus improuvables, du moment qu’elles répondent à nos besoins passionnels, tel celui “que le monde soit religieux”.

Historiquement, la réponse de James emporta la conviction de nombreux lecteurs dans sa tentative de concilier science et religion. Mais philosophiquement, il se pourrait bien que Clifford ait eu raison et que son éthique de la croyance d’après laquelle “on a tort, partout, toujours et qui que l’on soit, de croire sur la base d’éléments de preuve insuffisants” s’avère une boussole pour quiconque n’a pas renoncé à “se servir de son entendement”.


Si je vole de l’argent à un homme, il se peut que ce simple transfert de possession ne soit douloureux pour personne ; que cet homme ne ressente pas cette perte ou qu’elle l’empêche de mal utiliser cet argent. Mais il est inévitable que je cause un grand tort à l’Homme : celui de m’être rendu malhonnête. Ce qui blesse la société, ce n’est pas qu’elle perde l’un de ses biens, mais qu’elle devienne un repaire de voleurs ; car alors elle cesserait d’être. De la même façon, si je m’abandonne à croire quoi que ce soit sur la base de preuves insuffisantes, il se peut que cette simple croyance ne blesse personne. Mais il est inévitable que je cause, ce faisant, un grand tort à l’Homme : celui de m’être rendu crédule. Le danger pour la société n’est pas simplement qu’elle se mette à croire des choses fausses ; mais qu’elle devienne crédule et perde l’habitude de mettre les choses à l’épreuve et d’enquêter sur elles ; car alors elle retomberait dans la barbarie.


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