XXI n° 18, printemps 2012 - Librairie Plume(s)
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15,50 €  
XXI n° 18, printemps 2012

Nos cousins d’Europe

 
Editeur : XXI éditions
collection : Revue XXI
rayon : Divers    -revues
support : Revue
type : magazine mook
ean : 9782356380470
parution : avril 2012
dimensions : 209 pages ; 30 × 20 cm
imprimé en Allemagne
prix : 15,50 €
disponibilité : présent à Plume(s)
arrivé à Plume(s) : 10 mai 2012
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SOMMAIRE :
- Sommaire et Edito
- Des châteaux en Espagne
Le vent spéculatif, qui s’est mis à souffler sur l’Espagne au début des années 2000, a emporté le bourg de Villanueva de la Torre, à trente kilomètres de Madrid. Dans cet ancien hameau, les pavillons ont poussé et les projets pharaoniques ont pris la place des oliviers. La « ville nouvelle » compte 6 580 habitants. Parmi les plus endettés d’Espagne.
- Quatre jours à Davos
Le village suisse rassemble tous les ans le gratin des décideurs mondiaux, qui s’y retrouvent en un miroir que rien ne doit troubler. Mais même dans les machines les mieux huilées, il arrive qu’un grain de sable parvienne à s’introduire. Un écrivain et une journaliste, par exemple.
- La bonne fortune de Künzelsau
La région rurale du Bade-Wurtemberg abrite des dizaines d’entreprises prospères employant parfois au-delà de 10 000 salariés. Ces sociétés, souvent familiales, appelées les « champions cachés », sont nées de la volonté d’hommes qui ont voulu se sortir de la misère.
- Anthony & Victoria
Intrigué par un sondage publié dans la presse, selon lequel les jeunes étaient jugés « égoïstes » à 63 %, « paresseux » à 53 % et « intolérants » à 53 %, le photographe Raphaël Helle a voulu aller à leur rencontre. Il imagine de les suivre au lycée pendant une année scolaire, parle de son projet au responsable du lycée « Victor » qui accueille trois cents élèves à Salins-les-Bains, une ville de 3 000 habitants dans le Jura. Les professeurs, les parents et les élèves l’autorisent à les photographier. À la fin de la première année, le photographe s’est lié avec de nombreux élèves. Il décide de poursuivre son travail, encore un an, et un de plus. Il accompagne jusqu’au bac Anthony, Léo, Maïté, Margaux, Victoria, Léonard, Brice, Jérémy, Clémentine, Coralie, Ludivine, Aurélien, Julien, Antoine, Charlotte, Anastasia, Alicia, Camille, Allan… Et devient leur ami, leur confident parfois, leur témoin. Ils lui apprennent la vie.
- Un enfer très ordinaire
Ciudad Juárez est une ville frontière au Mexique, à une centaine de mètres d’El Paso au Texas. On y tue tous les jours. Tous les jours, des gens disparaissent. Et la vie continue.
- Les mammouths de Wrangel
À neuf fuseaux horaires de Moscou, au bout du bout de la Sibérie, il est une île à la beauté stupéfiante que seuls de rares privilégiés peuvent visiter. Touristes fortunés et scientifiques se disputent ce Graal. La quiétude des lieux, habités par quatre gardes et une dizaine de personnes, n’est jamais troublée. Excepté par le Kremlin.
- L’appel de la "voie noire"
Parcourue par des milliers de jeunes Afghans en quête de liberté et d’une vie meilleure en Occident, la « voie noire » est le plus grand réseau de routes clandestines au monde. Le voyage se compte en mois, les kilomètres en milliers. Les garçons qui l’empruntent ont faim, soif et peur. Détroussés et frappés, ils meurent parfois. Bhahar Gul est arrivé au bout du voyage, en Angleterre.
- "Planète à vendre"
Les fonds de gestion sont en train d’investir un nouveau marché mondial : la terre cultivable. À coups de millions de dollars, ils mettent la main sur des dizaines de millions d’hectares. Qu’il s’agisse de pays développés, émergents ou pauvres, qu’importe. La spéculation sur les ressources alimentaires de la planète est en marche. En Éthiopie comme aux États-Unis, en Uruguay comme en Arabie Saoudite, des investisseurs arabes, américains, français, chinois ou indiens sont à l’affût de toutes les opportunités. La planète est à vendre. XXI a eu un coup de coeur pour ce documentaire primé au Festival international du grand reportage, diffusé par Arte et coproduit avec Capa. Aperçu en dix plans choisis par le dessinateur Éric Lambé et commentés par Alexis Marant.
- Enquête sur Michel Drucker
L’ardente promotion des gloires vieillissantes n’interdit pas d’assurer sa propre « promo ». Michel Drucker est partout. Sur les bus, sur les magazines, sur les livres et même en téléfilm. Son dernier fait d’armes ? Le « plus gros bosseur du PAF » a sauvé Bambi, une chevrette. On serait de mauvaise foi, on suspecterait que cette boulimie d’autopublicité vise à gommer deux couacs récents. Le premier coup de canif est venu d’un roman à clef. La seconde affaire est d’ordre immobilier. Mais il n’a pas le temps d’en parler. Son agenda, fait-il savoir, est plein comme un oeuf. Les responsabilités pesant sur ses épaules, sa mission médiatique même, sont écrasantes. Seul à être en mesure « d’assurer le consensus d’un public vieillissant », il se revendique « chirurgien » et faiseur de rois. Mesure-t-on bien sa force de frappe ?
- Entretien avec Jean-Christophe Victor
Voyageur, géostratège, géopoliticien, ce grand amateur de cartes dessine les nouveaux équilibres du monde.
- Femmes du Yémen
Au pays du qat et des fières tribus, elles semblent ne pas exister. À peine si on les remarque, glissant comme des fantômes le long des rues et des chemins. Mais quand on est photographe, rien n’échappe à l’oeil. Pas même l’âme des femmes du Yémen.
- "Il faut que je la sorte de là..."
À la mort de sa femme, Sylvie, « tombée délicatement avec les feuilles », Jean-Louis Fournier décide de raconter dans Veuf (Éd. Stock) quarante ans de vie entre « une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste ». Il écrit, bien sûr, à Sylvie, mais il n’a pas encore sa nouvelle adresse. Il la lui donne maintenant dans ce post-scriptum.

Sommaire et Edito

Ce numéro de printemps paraît au coeur de la campagne présidentielle française. Lorsqu’il sera remplacé par le numéro suivant sur les tables des libraires, le second tour des législatives aura rendu son verdict. Durant ces trois mois, l’actualité politique aura envahi encore davantage toute la presse française. Toute ? Non, un irréductible trimestriel résiste à cette marée de commentaires ! Le silence de XXI n’est pas une surprise pour les aficionados. Un lecteur maniaque pourra relire nos 3 780 pages publiées depuis janvier 2008 sans y trouver les noms des acteurs politiques français et des candidats à la présidentielle, à part quelques occurrences du président sortant (elles se comptent sur les doigts d’une seule main).

Pourquoi ce choix ? D’abord parce que XXI est une revue francophone, ouverte sur le monde et le coin de la rue. 99 % des lecteurs de XXI habitent en dehors de Neuilly et des quelques arrondissements de Paris où se brassent politiques, journalistes, hauts fonctionnaires, communicants et cadres dirigeants. Deux ou trois petits milliers de « décideurs » vivent dans les mêmes lieux, arpentent les mêmes rues, et leurs enfants fréquentent les mêmes écoles. Évidemment, ils lisent les mêmes médias et s’y retrouvent comme par magie, sans se rendre compte que, lus depuis Ploërmel ou Bergerac, Bruxelles ou de Rio de Janeiro, les quotidiens, les sites d’info et les news français paraissent déconnectés du réel. Ils parlent aux politiques, dans un entre-soi dont les lecteurs sont des spectateurs désabusés. Or c’est justement ce réel qui intéresse XXI.

Il existe une bulle politique comme on parle de bulle immobilière ou de bulle financière. L’espace consacré à la vie politique a connu une inflation proportionnelle au désengagement des citoyens. Dans les années 1960, le grand quotidien populaire qu’était France Soir consacrait six fois plus de place à l’international que Le Parisien-Aujourd’hui en France. La « politique politicienne » est désormais surreprésentée.

Cette bulle est d’autant plus artificielle qu’à l’heure de la mondialisation, l’exercice du pouvoir a changé. Les arbitrages fondamentaux se prennent dans les entreprises transnationales et les ministères selon des règles qui échappent trop souvent au jeu démocratique ou à la transparence. Les décisions majeures sont masquées par une avalanche de communication. Cette discrétion est autant le fait du cynisme que du pragmatisme, car gouverner pour un horizon qui dépasse quelques jours est devenu une gageure. Le brouillage est complet.

À XXI, nous avons fermé la porte de ce journalisme, parce qu’il est devenu inaudible et qu’il a été aspiré par l’immédiat : trois mois, c’est l’éternité pour les polémiques, les soufflés qui retombent et les effets d’annonce. Les lecteurs sont-ils dépolitisés pour autant ? Nous ne le croyons pas. XXI s’intéresse au grand bouleversement du monde, à la vie au ras du sol, à tout ce qui est important et qui dure. C’est une autre manière d’appréhender la politique, par le centre et non la périphérie.

Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry




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